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10 bonnes raisons d’utiliser son DIF

Le DIF ? On verra plus tard. Vous ne savez pas quoi en faire. Ni quand. Pourtant, c’est fou ce qu’on peut faire avec 100 heures de formation.

Ce devait être une révolution. Grâce au DIF, le droit individuel à la formation, apprendre tout au long de sa vie professionnelle allait enfin devenir une réalité. Mais cinq ans après son lancement, le dispositif patine. Manque de temps, information insuffisante, hiérarchie peu coopérative… Selon une enquête, seuls 32 % des salariés ont utilisé leur droit en 2010. Et ils ne sont que 8 % à y recourir systématiquement chaque année, les cadres ne faisant pas mieux que les autres. Dommage : aujourd’hui, les compteurs DIF affichent 120 heures (un salarié acquiert 20 heures par an, parfois plus). De quoi se concocter un bon petit programme de formation. Voici dix raisons incontestables de passer enfin à l’action.

1 Révéler enfin tous vos talents
Cela fait des années que vous éprouvez le besoin de mieux gérer la pression, libérer votre créativité, adapter votre communication à vos interlocuteurs, etc. ? Ça tombe bien : les instituts de formation regorgent de modules de développement personnel de deux ou trois jours, formatés DIF. De quoi vous bâtir un programme sur mesure. “Toutefois, il est possible que votre manager rechigne à financer plusieurs modules de ce type la même année”.
Vous pourrez alors soit proposer de suivre la formation sur deux ans par exemple, soit l’intégrer à un autre cursus. Par exemple, un cours de conduite de projet de 40 heures complété par deux stages d’une vingtaine d’heures chacun, préparant à la gestion du stress et la prise de parole en public.

2 Avoir le diplôme qui vous manque
Les CP ou certifications professionnelles attestent de manière très officielle de la maîtrise d’une fonction ou d’une activité. Elles s’adressent à des cadres qui viennent d’accéder à de nouvelles responsabilités ou qui souhaitent actualiser leurs connaissances. Décernées à l’issue de 10 à 15 jours de formation, elles s’adaptent parfaitement au format du DIF.

Le sésame pour intégrer ou évoluer dans de nombreux groupes tient en cinq lettres : Toeic. “Quand on vise un poste à dimension internationale ou dans la perspective d’une expatriation, on a intérêt à atteindre un excellent score à ce fameux test d’anglais”. Le DIF peut être votre allié pour y parvenir, en optant pour des cours intensifs. Suivre par exemple trois sessions de 40, 40 et 20 heures, espacées de quelques mois. En général, vous aurez peu de mal à convaincre votre patron : après le développement personnel, les cours de langues constituent l’utilisation la plus courante du DIF.

4 Changer de vie et de métier
Chef de produit dans une filiale de la SNCF, Sylvain, 32 ans, voudrait changer de voie. Et s’orienter vers une carrière en rapport avec sa passion : internet. “Mon rêve serait de me greffer sur le lancement d’un site web, témoigne-t-il. Mais comme je n’ai aucune compétence particulière en la matière, j’ai eu l’idée d’utiliser mon DIF : j’ai suivi 35 heures de formation sur le e-marketing, 14 heures sur l’efficacité commerciale d’un site, 35 heures sur la création de site à l’aide du logiciel Dreamweaver.” Depuis cette initiation au web, Sylvain cherche un poste dans une start-up.
Rien de tel que ces quelques dizaines d’heures de formation pour découvrir un métier avant de faire le grand saut à l’extérieur ou dans sa propre boîte. À condition, encore une fois, de convaincre son manager, pas forcément enclin à financer un projet sans rapport avec son métier d’origine. “J’ai dû batailler ferme avec ma DRH”, concède Sylvain.
La solution pour faire passer la pilule : démontrer que cette nouvelle compétence sera utile à l’entreprise, ou que vous maintenez ainsi votre sacro-sainte employabilité en cas de coup dur… Mais veillez à choisir des modules cohérents. “Je me méfie du « picorage » consumériste”, prévient Françoise Maris, directrice régionale de l’organisme de formation Cesi. Bâtir un plan de formation demande un peu de réflexion. “À moins d’avoir un projet précis, mieux vaut utiliser ses vingt premières heures de DIF pour un bilan de compétences”.

5 Vous offrir une formation longue
Vous rêvez d’un master en achats internationaux ou en communication et votre patron traîne des pieds ? Pour décrocher ces formations diplômantes, plutôt longues (de 300 à 400 heures), le DIF peut être un précieux allié. La loi vous autorise en effet à l’utiliser comme un apport. Ainsi mr xx, 58 ans, cadre chez xxxxx a mis ses 120 heures de DIF dans la corbeille, pour suivre un cursus de 240 heures de responsable en ingénierie de formation au Cesi.
“Au-delà de l’aspect financier, consacrer son DIF à un tel programme permet de prouver sa motivation à son employeur”. C’est ce qui s’est passé pour M.xxx, puisque les 140 heures restantes ont été financées par son entreprise et son OPCA (organisme paritaire collecteur agréé, qui récolte les fonds de la formation). Et ce quinqua, fraîchement promu gestionnaire de ressources humaines, ne le regrette pas une seconde.

6 Vous armer pour créer votre boîte
Utiliser le DIF peut aussi s’avérer très utile si vous envisagez de créer une entreprise. En plus d’une formation liée à vos propres besoins (comptabilité, développement commercial, marketing, droit des affaires, etc.), vous pourrez suivre un cursus spécifique. Chez YOUFORM, par exemple, un module de 21 heures, intitulé “Créer votre entreprise ”, aborde l’analyse du projet de création, les projections financières et le choix du statut juridique.

7 Vous faire aider pour votre VAE
Prouver que l’on a atteint un certain niveau de connaissance grâce à sa seule pratique professionnelle est tout sauf simple. Obtenir un diplôme par le biais d’une VAE (validation des acquis de l’expérience) implique notamment de réaliser un dossier très complet. Et de convaincre un jury particulièrement pointilleux.
“Pour mettre toutes les chances de son côté, il est fortement recommandé de se faire aider à monter ce dossier. De la rédaction du document à la simulation du passage devant le jury, cet accompagnement prend environ 20 heures.” Encore un format DIF ! Et si, en cours de route, vous vous rendez compte qu’il vous manque une compétence, vous pourrez entreprendre des formations complémentaires avec les heures restantes. Et ainsi augmenter vos chances d’obtenir le précieux sésame.

8 Vous protéger en cas de plan social
Accompagnée dans le cadre d’un congé de reclassement après un licenciement économique, Aurélie Ducroquet vient d’entamer une formation de 240 heures. “Mon employeur acceptait de financer ce cursus, mais uniquement à hauteur de 170 heures, relate cette ancienne cadre d’Adecco, l’entreprise spécialisée en RH. Mon crédit DIF de 70 heures m’a permis de faire la jonction.” Et si vous vous retrouvez au chômage à la suite d’un plan de sauvegarde de l’emploi (communément appelé encore actuellement plan social), votre crédit de DIF est doublé.
Sachez enfin qu’en matière de formation pour les demandeurs d’emploi, la loi s’apprête à évoluer. Actuellement en discussion à l’Assemblée nationale, le nouveau texte prévoit le principe de la portabilité du DIF. “Au moment du licenciement d’un salarié, son ancien employeur devra régler à son OPCA 9,15 euros par heure de DIF”. Avec ce système, votre crédit de DIF vous suivra quand vous quitterez votre employeur…

9 Vous faire payer par votre employeur
Si vous êtes sur le point de perdre votre emploi (hors plan social), vous avez tout intérêt à demander à utiliser votre DIF avant de partir et, cette fois, votre employeur est obligé de l’accepter. En revanche, si vous partez dans le cadre du nouveau dispositif de rupture amiable, rien n’est prévu. “Dans ce cas, il faut proposer un deal à votre employeur : soit vous me gardez le temps que j’utilise mes heures de DIF, soit vous me les payez, explique Alain Ravisy, avocat en droit social. Pressé de vous voir partir, votre patron choisira probablement la deuxième option.” D’accord, mais combien vaut une heure de DIF ? “Il faut négocier sur la base de votre salaire net horaire, répond Me Ravisy. Autrement dit, si vous êtes payé 30 euros de l’heure et qu’il vous reste 50 heures de DIF, vous pouvez demander 1 500 euros.” Cette pratique contestée, car elle dévoie le droit à la formation, risque de disparaître dans les mois qui viennent si la portabilité du DIF est actée par la loi.

10 … Et si votre Boss dit toujours non
Et si, malgré tous ces bons arguments, votre manager continue à vous dire non… Il en a le droit (lire l’encadré page précédente). Si c’est votre absence qui le tracasse, proposez-lui de suivre les cours en e-learning, en dehors de vos heures de travail. Enfin, s’il bloque sur le financement, la loi a prévu qu’après deux refus, vous pouvez vous tourner vers le Fongecif (Fonds de gestion des congés individuels de formation) pour lui demander de participer au financement du cursus. L’accord n’est pas automatique, mais vous serez prioritaire.

Lire la suite dans : Source Courrier Cadres – Frédéric Sanclar le Jeudi 17 septembre 2009

Cet article est paru dans Courrier Cadres n°32, daté de juillet-août 2009.

Ouverture de YOUFORM Rhône-Alpes le 15 septembre.

Nous sommes heureux de vous annoncer l’ouverture de YOUFORM Rhône Alpes qui sera dirigé par Alain Fabre.

Il sera à votre écoute pour vous accompagner dans vos démarches de formation, sa devise étant bien évidement: Le DEVELOPPEMENT DURABLE DE L’INDIVIDU PAR LA FORMATION.

Son leitmotiv : Pour chaque individu, l’évolution est source de motivation dans l’entreprise.

Devant la quête constante d’adaptation et d’efficacité, il convient de donner à l’individu sa véritable place : c’est le meilleur atout face à des problèmes toujours plus complexes. Le véritable rôle du manager consiste aujourd’hui à tirer le meilleur parti de lui même et des autres afin d’optimiser la performance des personnes et des organisations.

Sa vocation :

accélérateur de talents. Les connaissances techniques ne sont plus suffisantes pour assurer l’avenir des entreprises. Les solutions résident à n’en pas douter en la capacité des hommes à se surpasser, à communiquer, à travailler en équipe et à miser sur le développement de leurs compétences individuelles et collectives.

Son action :

respecter nos valeurs dans une construction éthique pour nos clients.

Label de certification de nos consultants et intervenants.
Développement durable de vos salariés.
Elaboration avec nos clients des objectifs de notre mission, sur les conditions de sa réussite, sur les résultats opérationnels attendus.
Nos consultants – formateurs interviennent dans le respect de notre éthique.

Notre mission est d’agir dans la plus grande intégrité, avec une totale confidentialité, dans le respect des personnes. Les programmes YOUFORM vous proposent de découvrir et de renforcer les capacités de chacun pour atteindre le succès collectif à travers des formations en adéquation avec la réussite personnelle.

A bientôt

Alain Fabre

YOUFORM Rhône Alpes

3 cour Charlemagne

BP2597
69217 LYON CEDEX 02
0614713274

0970448469
alain.fabre@youform.fr

Formation professionnelle. Les clés pour s’y retrouver.

La formation professionnelle relève parfois du casse-tête pour des chefs d’entreprise souvent effrayés par la lourdeur administrative du système français. Un système qui vient de faire l’objet d’une nouvelle réforme visant à orienter les fonds de formation vers les salariés les plus fragiles, mais aussi vers ceux des PME. Considérée, crise oblige, comme une variable d’ajustement en 2009, la formation pourrait bien rebondir en 2010 avec la mise en place de nouveaux dispositifs. Et si vous profitiez enfin de vos contributions formation?

Dossier réalisé par Simon Janvier

«Mon plan de formation était bouclé. J’avais des financements de la Région et mon Opca me demande de remonter l’ensemble du dossier. C’est à rien n’y comprendre». Ce cri du coeur formulé par un chef d’entreprise de la navale résume le sentiment de bon nombre de dirigeants littéralement noyés face à la complexité du système français régissant la formation professionnelle. Et même les grands groupes semblent s’y perdre! «J’ai actuellement une entreprise de 5.000 salariés qui souhaite nous confier la gestion de sa fonction formation car elle juge que c’est trop lourd à porter», indique sous couvert d’anonymat ce responsable d’un important Opca (Organisme paritaire collecteur agrée). Si le constat de la complexité de la formation professionnelle est récurrent, il révèle aussi des disparités entre entreprises. Selon une enquête 2009 du Cereq (centre d’étude et de recherche sur les qualifications), les grandes entreprises sont toutes formatrices alors que seulement 56% des plus petites le sont. Et la crise aidant, bon nombre d’entreprises et de PME en particulier ont encore réduit leurs budgets formation. «En période de crise, les deux premiers budgets sur lesquels les entreprises rognent, ce sont la communication et la formation. Cela s’est vérifié en 2009», note Xavier Masse, P-dg de Tendance RH, cabinet d’études et de formation spécialisé dans le droit social et la gestion des ressources humaines.

Les entreprises de moins de 20 salariés pénalisées
Surtout, le fossé se creuse aujourd’hui entre les entreprises de dix à 19 salariés et les autres puisque 82% de celles comptant plus de 20 salariés affirment avoir recours à la formation. Pourtant, petites et grandes entreprises mettent la main à la poche pour financer les dispositifs de formation mais au final toutes n’en tirent pas les mêmes bénéfices quant à la montée en compétences de leurs salariés. La loi du 24novembre dernier sur la formation professionnelle, dont les décrets d’application paraissent les uns après les autres, vise à orienter les fonds de formation vers les salariés les plus fragiles mais aussi vers ceux des PME. Comment s’y retrouver dans le millefeuille législatif de la formation continue et pouvoir bénéficier des différents dispositifs de formation? Éléments de réponse.