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EXEMPLE DE CALCUL DES HEURES DIF D'UN SALARIE
Comment calculer les droits au DIF à l'issue de la première année d'ancienneté ?
Quel est par exemple le calcul pour un salarié entré le 08/09/2007 dans l'entreprise ? Avant tout calcul des heures de DIF, l'employeur doit se référer à l'accord de branche voire à l'accord d'entreprise applicable à son entreprise. En effet, le code du travail indique que le salarié en contrat à durée indéterminée (CDI) acquiert 20 heures de DIF par an mais il n'impose pas de règles pour déterminer cette période d'un an (qui n'est pas nécessairement l'année civile).

Deux modalités de calcul des heures de DIF sont donc possibles :

1) soit l'accord de branche a pris l'année civile comme période de référence : Dans notre exemple, le salarié bénéficie 6,66 heures (arrondi à 7 heures) pour la période du 9 septembre au 31 décembre 2007 + 20 heures à compter du 09/09/2008.. Il dispose donc de 27 heures de DIF au 31 décembre 2008.

2) soit l'accord de branche ne fixe aucune période de référence : Dans notre exemple, le salarié bénéficie de 20 heures qu'à compter du 09/09/2008 mais toujours de 20 heures au 31 décembre 2008. Il ne bénéficiera de 40 heures qu'à compter au 9 septembre 2008.

POUR QUELS TYPES DE CONGES, UN SALARIE CONTINUE-T-IL A CUMULER DES HEURES DIF ?

Pour le calcul des droits ouverts au titre du DIF, la période d'absence du salarié pour : congés payés et ARTT, congé de maternité, congé d'adoption, congé de présence parentale, congé de soutien familial, congé parental d'éducation est intégralement prise en compte ( C. trav., art. L. 933-1).
L'incidence des autres absences telles que : les arrêts de travail pour maladie, accident du travail n'est précisée ni par le code du travail, ni par aucune circulaire ministérielle.
Par conséquent ce salarié absent ne s'ouvre pas de droits à DIF, sauf si un accord collectif (convention collective, accord d'entreprise...) le prévoit. Ce pourrait être le cas s'il est en longue maladie et que la maladie ouvre droit à DIF dans votre convention. A l'inverse, si l'accord de branche ne contient aucune précision sur les périodes à prendre en compte, seules les absences visées par le code du travail sont à intégrer dans le calcul des droits à DIF.

EN CAS DE LICENCIEMENT EN COURS D'ANNEE, LE NOMBRE D'HEURES ACQUISES PAR LE SALARIE AU TITRE DU DIF EST-IL PRORATISE ?
En principe, en cas de rupture du contrat de travail en cours d'année, il n'y a pas de proratisation des heures acquises au titre du DIF. Ainsi, par exemple, si un salarié a acquis 40 heures au 1er janvier 2007, ce nombre d'heures reste fixé à 40 heures (si le salarié n'a utilisé aucune heure) en cas de licenciement au 30 juin 2007. Toutefois, certaines conventions collectives prévoient la proratisation des droits acquis au titre du DIF. Par exemple, dans l'édition , la durée du DIF doit être calculée prorata temporis pour les contrats à durée indéterminée (CDI) conclus ou rompus en cours d'année . Un employeur doit donc vérifier les dispositions de la convention collective dont relève son entreprise avant d'indiquer dans la lettre de licenciement du salarié licencié le nombre d'heures qu'il a acquis au titre du DIF .

LES HEURES SUPPLEMENTAIRES OUVRENT-ELLES DES DROITS AU DIF ?

Les heures complémentaires et supplémentaires ouvrent-elles droit à des heures de DIF ?
En effet un salarié a été pendant environ 3 ans avec de telles heures, une demande de la part du salarié pour régulariser le volume d'heures du contrat a été refusé. La réponse à votre question n'est pas la même pour les heures supplémentaires (effectuées par les salariés à temps plein) et pour les heures complémentaires (effectuées par les salariés à temps partiel).
Les heures supplémentaires n'ouvrent pas droit à des heures de DIF sauf précisions contraires prévues par la convention collective de branche applicable à l'entreprise. En effet, pour le calcul des heures de DIF, le code du travail fait référence à l'ancienneté dans l'entreprise et non pas aux heures de travail effectuées. Il est clairement prévu que tout salarié titulaire d'un contrat de travail à durée indéterminée bénéficiant d'une ancienneté d'un an dans l'entreprise bénéficie chaque année d'un DIF d'une durée de 20 heures (C. trav., art. L. 6323-1).
Pour les salariés à temps partiel, la durée du DIF est calculée à due proportion du temps (C. trav., art. L. 6323-2). De quel " temps " s'agit-il ? de la durée du travail mentionnée au contrat de travail ou de la durée réellement effectuée c'est-à-dire comprenant les heures complémentaires.
Ni le code du travail, ni aucune circulaire ministérielle ne donne de réponse à cette question. A notre avis, il convient de raisonner comme pour les salariés à durée indéterminée et les heures supplémentaires. Nous pensons donc que les heures de DIF acquises par le salarié à temps partiel doivent être calculées sur la base de l'horaire de travail mentionné à son contrat de travail sans prendre en compte les heures complémentaires sauf précisions contraires prévues par la convention collective de branche applicable à l'entreprise.
Vous mentionnez dans votre question le refus de l'employeur de régulariser les heures complémentaires du salarié.
Nous vous rappelons que le code du travail prévoit, sous certaines conditions, une obligation pour l'employeur de régulariser l'horaire de travail d'un salarié à temps partiel qui effectue régulièrement des heures complémentaires pendant une certaine durée (C. trav., art. L. 3123-15).

UN SALARIE DONT LE CONTRAT DE TRAVAIL EST SUSPENDU (EX : ARRET MALADIE ; CONGE PARENTAL ; CONGE SABBATIQUE...) CONTINUE-T-IL DE CUMULER DES DROITS AU DIF ?
En ce qui concerne le congé de maternité et le congé parental d'éducation, le code du travail prévoit très clairement que pour le calcul des droits ouverts au titre du DIF, la période d'absence du salarié pour ces congés est intégralement prise en compte. Il en est de même pour le congé d'adoption, de présence parentale ou de soutien familial ( C. trav. nouv, art. L. 6323-2). Pendant ces périodes, le salarié continue donc d'acquérir des droits à DIF.
En revanche, l'incidence de certaines absences telles que les arrêts de travail pour maladie ou accident du travail ou le congé sabbatique n'est pas précisée par le code du travail. Toutefois, de nombreux accords de branche prévoient la prise en compte d'autres périodes que celles prévues par le code du travail. Dans ce cas, toutes les périodes de suspension prévues par l'accord de branche, en plus de celles prévues par le code du travail, doivent être prises en compte par l'employeur pour le calcul du DIF. A l'inverse, si l'accord de branche ne contient aucune précision sur les périodes à prendre en compte, seules les absences visées par le code du travail sont à intégrer dans le calcul des droits à DIF.
En conséquence, pour savoir si dans votre entreprise, un salarié continue à acquérir des droits à DIF pendant la période d'arrêt de travail pour maladie ou le congé sabbatique, vous devez vous reporter à votre accord de branche ou, éventuellement, à votre accord d'entreprise.

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