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Pourquoi se former ?
La vie professionnelle est faite de rebondissements et d'opportunités.
Elle est en évolution constante. La formation professionnelle continue
accompagne ces changements.
La formation est un moyen, parmi d'autres, qui permet à l'entreprise
de consolider et de développer le niveau de compétence des salariés.
C'est donc, d'abord, un outil de management, devant contribuer à la
performance de l'entreprise.
C'est aussi un moyen de développement pour les salariés. La formation
peut leur permettre de mettre à jour leurs connaissances et leurs
savoir-faire, de se préparer à des évolutions de leur métier ou de
leur carrière.
La formation est essentielle dans le monde du travail. Elle permet
à chacun de se maintenir à un niveau élevé de compétences et de productivité.
La formation professionnelle vise à optimiser les performances de
chacun et à améliorer son employabilité.
La formation est un moyen d'acquérir la connaissance et de se perfectionner
dans l'acquis.
La formation est un investissement. Différents types de financement
existent.
Quelques chiffres
Les salariés sont inégaux devant la formation professionnelle : ceux
qui devraient en bénéficier le plus parce qu'ils sont entrés dans
la vie professionnelle avec un faible bagage sont en général ceux
qui en bénéficient le moins. L'Observatoire du travail s'adresse directement
aux salariés pour avoir leur perception, connaître leurs attentes
et apporter une mesure du rôle que joue la formation professionnelle
dans leur évolution professionnelle.
Selon l'Observatoire du travail, 56 % des salariés ont suivi une ou
plusieurs formations au cours des deux dernières années. Ce sont les
salariés âgés entre 25 et 34 ans qui sont le plus fréquemment concernés
(65 % d'entre eux ont bénéficié d'une formation). Les plus âgés le
sont moins (51 %), mais à un niveau qui reste encore important. L'initiative
de la formation revient un peu plus souvent aux employeurs (55 % des
cas). Mais les salariés ne sont pas en reste : un peu moins d'une
fois sur deux (45 %), ils sont à l'origine de la demande de formation.
Cette tendance est plus forte dans le secteur public que dans le secteur
privé (50 % contre 41 %).
Ce tableau résume à lui seul les inégalités devant l'accès à la formation
: environ les deux tiers des cadres et des professions intermédiaires
en ont bénéficié. Cette proportion tombe à la moitié pour les employés
et les ouvriers. On retrouve sensiblement les mêmes inégalités entre
ceux qui ont un niveau de formation supérieure au bac (62 %) ou inférieur
au bac (43 %). Plus intéressant : chez les cadres, l'initiative de
la formation leur revient le plus souvent (55 % des cas). Pour les
ouvriers, cette proportion n'est que de 38 %.
Une pratique au long de la vie active
Si les professions intermédiaires ont globalement un accès à la formation
aussi important que les cadres, c'est parce que les entreprises semblent
focaliser leur effort sur ces professions (37 %).
La taille de l'entreprise joue un rôle discriminant : on est deux
fois moins formés dans les petites entreprises que dans les grandes
(58 % contre 27 % dans les TPE). La formation tend à devenir une pratique
qui accompagne les salariés tout au long de leur vie active. Ainsi,
on observe une faible variation de la proportion des formés en fonction
de l'ancienneté dans l'entreprise : si l'effort se concentre sur les
salariés qui ont entre 6 et 10 ans d'ancienneté (63 %), il n'en reste
pas moins que cet effort se poursuit pour les plus anciens (> 57 %).
28 % exercent aujourd'hui un métier qui n'a rien à voir avec le précédent.
Cette circonstance se rencontre plus fréquemment chez les employés
et les ouvriers (35 %) et elle est deux fois plus importante pour
ceux qui ont connu une période de chômage (40 %) que pour les autres
(20 %). Tout ceci se traduit par une possibilité d'accès à la formation
différente : en effet, on observe que deux types de trajectoire sont
nettement favorisés : le fait d'exercer toujours le même métier chez
le même employeur ou le fait d'exercer un métier en " continuité "
avec le précédent. 63 % ont été formés dans les deux dernières années.
Les possibilités d'évolution professionnelle sont insatisfaisantes
pour plus d'un tiers de salariés (36 %). À l'opposé, un tiers les
considère comme très satisfaisantes.
Évidemment, il y a une relation forte entre ces deux éléments : ainsi,
ceux qui pensent avoir de bonnes possibilités d'évolution professionnelle
dans leur entreprise sont quasiment deux fois plus nombreux à être
" très satisfaits " de leur travail en général (86 %).
Or, les salariés qui expriment leur satisfaction concernant leurs
possibilités d'évolution professionnelle ont été formés nettement
plus fréquemment que les autres (61 % contre 45 %). On voit que le
rôle des entreprises et de leur politique de ressources humaines est
déterminant.
La formation est une chance ne la laissez pas passer !
On me demande souvent à quoi sert la formation …
Que de temps perdu ! Que d'argent gaspillé...
Voilà une histoire édifiante qui va éclairer votre lanterne.
Grand Louis et Petit Jean sont bûcherons. Mais Petit Jean est petit,
et pas très costaud. Grand Louis, comme son nom l'indique, est un
colosse, musclé et puissant. Ils sont amis, et partent couper du bois
ensemble. A la fin de leur journée de travail, l'un a coupé un énorme
tas. L'autre n'a abattu qu'un petit tas. Vous devinez sans doute lequel
! Le plus étonnant, est que celui qui a abattu le plus d'arbre, n'est
pas très fatigué : il s'est arrêté régulièrement, et fait des pauses
fréquentes.
Celui qui n'a à son actif que le plus petit tas de bois et pourtant
exténué : il n'a même pas pris le temps de manger convenablement.
Approchez-vous, et reconnaissez votre erreur : le bûcheron efficace
et pas très fatigué… c'est Petit Jean !
C'est Grand Louis, qui, malgré sa force, s'est épuisé pour pas grand
chose.
Quel est le secret de Petit Jean ? Une potion magique, une formule
alchimique ? Non : une lime, tout simplement. Il s'asseyait régulièrement,
et affûtait les dents de la scie.
Dr Christophe Marx Février 09 |
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